Vous êtes à quelques jours de votre examen du permis de conduire et cette question vous hante : « Et si je cale devant l’inspecteur ? » Vous avez déjà oublié de rétrograder en approchant d’un rond-point lors d’une leçon, et votre moniteur vous a fait remarquer que le moteur était en sous-régime. Aujourd’hui, vous voulez savoir si ces erreurs peuvent vous faire échouer le jour J et, surtout, comment les éviter ou bien réagir si elles se produisent.
Bonne nouvelle : caler une fois pendant l’examen n’est pas automatiquement éliminatoire. Ce qui compte vraiment, c’est votre réaction et votre capacité à reprendre le contrôle du véhicule en toute sécurité. Dans cet article, nous allons démystifier ces erreurs courantes, vous expliquer exactement ce que l’inspecteur évalue, et vous donner toutes les clés pour gérer ces situations avec sérénité.
Pourquoi on oublie de rétrograder ou on cale le jour de l’examen
Le stress de l’examen du permis n’est pas qu’une expression : c’est une réalité physiologique qui affecte directement votre conduite. Lorsque vous êtes sous pression, votre corps produit de l’adrénaline, ce qui peut provoquer des tremblements dans les jambes, une respiration saccadée et une perte temporaire de vos automatismes de conduite.
Pendant vos leçons de conduite, rétrograder et gérer l’embrayage sont devenus des gestes naturels. Mais le jour de l’examen, votre cerveau est en hypervigilance : vous pensez à tout en même temps (les rétroviseurs, l’itinéraire, ce que dit l’inspecteur, les autres usagers), et cette surcharge mentale peut vous faire oublier des gestes pourtant maîtrisés.
Rappel mécanique simple : Rétrograder signifie passer sur un rapport inférieur pour adapter la puissance du moteur à votre vitesse. Si vous ralentissez sans rétrograder (par exemple, rester en 3ᵉ alors que vous roulez à 20 km/h), le moteur tourne trop lentement et finit par caler. Le calage se produit quand vous perdez le point de patinage, ce moment délicat où l’embrayage commence à transmettre la puissance du moteur aux roues.
Les situations typiques où l’on oublie de rétrograder et où l’on cale
Certaines situations de conduite sont de véritables pièges pendant l’examen, surtout quand le stress s’en mêle. Voici les plus fréquentes :
- Le démarrage en côte : C’est le grand classique. Vous êtes arrêté sur une pente, vous devez redémarrer, et la coordination entre le frein à main, l’embrayage et l’accélérateur devient soudainement compliquée. Un relâchement trop rapide de l’embrayage ou une accélération insuffisante, et la voiture cale.
- Les stops et feux rouges : Vous êtes concentré sur le respect de la signalisation et sur les véhicules autour de vous. Résultat : vous oubliez de rétrograder avant de vous arrêter, ou vous redémarrez en 3ᵉ au lieu de la 1ʳᵉ.
- Les ronds-points : L’approche d’un rond-point nécessite de ralentir progressivement et de rétrograder. Mais si vous êtes focalisé sur les priorités et les angles morts, vous pouvez facilement rester en 3ᵉ ou 4ᵉ vitesse alors que vous ralentissez fortement, ce qui fait tousser le moteur puis caler.
- Les ralentisseurs et zones 30 : Ces obstacles exigent de réduire considérablement votre vitesse. Rester en 3ᵉ à 20 km/h crée des à-coups et peut mener au calage si vous devez vous arrêter brusquement.
- La circulation dense en ville : Les arrêts et redémarrages fréquents multiplient les occasions de caler, surtout quand vous devez gérer simultanément les piétons, les cyclistes, les bus et les autres voitures.
Est-ce que caler ou oublier de rétrograder est éliminatoire au permis ?
Entrons dans le vif du sujet : non, caler une seule fois pendant l’examen du permis n’est pas éliminatoire en soi. L’inspecteur n’a pas une check-list où il coche automatiquement « échec » dès que le moteur s’arrête. Ce qui compte, c’est le contexte de l’erreur et votre capacité à la gérer.
De même, oublier ponctuellement de rétrograder en approchant d’un stop ou d’un ralentisseur, si cela ne crée pas de situation dangereuse et que vous corrigez rapidement, ne vous fera pas échouer. Les inspecteurs savent que le stress peut provoquer de petites hésitations et cherchent avant tout à évaluer votre niveau de maîtrise global et votre comportement sécuritaire.
Attention, ces situations deviennent problématiques :
- Calages répétés : Si vous calez trois, quatre fois ou plus pendant l’examen, cela révèle un défaut de maîtrise du véhicule qui peut être rédhibitoire.
- Calage dans une zone dangereuse : Caler en plein milieu d’un rond-point, sur un passage piéton, dans un carrefour ou sur une voie rapide crée un danger immédiat pour vous et les autres usagers.
- Gêne importante de la circulation : Si vous calez et que vous bloquez la circulation pendant plusieurs secondes sans parvenir à redémarrer, l’inspecteur pourra considérer que vous n’êtes pas prêt.
- Perte de contrôle du véhicule : Un calage qui entraîne un recul involontaire en côte ou un à-coup violent peut être jugé comme une perte de maîtrise grave.
- Absence d’anticipation systématique : Si vous oubliez régulièrement de rétrograder et que vous roulez constamment sur un mauvais rapport, cela traduit un manque de fluidité et de compréhension de la mécanique.
Il est important de noter que ces erreurs techniques s’inscrivent dans une évaluation globale. Si vous commettez une erreur bien plus grave pendant l’examen, comme une faute éliminatoire liée au non-respect des priorités ou au franchissement d’une ligne continue, le calage deviendra secondaire. Mais si votre conduite est globalement bonne et que vous calez une seule fois en gérant bien la situation, vous avez toutes vos chances d’obtenir votre permis.
Comment un inspecteur évalue ces erreurs en pratique
Comprenons comment fonctionne réellement l’évaluation de l’inspecteur. Lors de votre examen, l’examinateur ne note pas uniquement vos erreurs, il évalue votre capacité à conduire en sécurité, votre autonomie et votre aptitude à corriger vos erreurs.
Quand vous calez, l’inspecteur observe plusieurs éléments : la situation (feu rouge vs carrefour), votre réaction immédiate (panique vs calme), la sécurité de votre reprise (angles morts) et la suite de votre conduite.
Que faire si la voiture cale pendant l’examen ? (procédure pas à pas)
🛠️ Protocole de reprise après un calage
- Freinez immédiatement et sécurisez : Immobilisez le véhicule. Si besoin, mettez vos feux de détresse.
- Passez au point mort : Débrayez et placez le levier au centre pour un démarrage propre.
- Respirez profondément (2 secondes) : Recentrez-vous pour éviter une seconde erreur par précipitation.
- Remettez le contact : Relancez le moteur et vérifiez qu’il tourne bien.
- Engagez la 1ʳᵉ vitesse : Débrayez à fond pour repartir.
- Vérifiez votre environnement : Rétroviseurs et angles morts (C’est le point le plus important pour l’inspecteur).
- Redémarrez en douceur : Trouvez votre point de patinage et accélérez progressivement.
- Continuez normalement : Restez concentré sur la suite sans vous excuser.
Ce qu’il NE faut PAS faire :
- Ne dites pas « Oh non, désolé, je suis nul(le) ! ». Restez professionnel.
- Ne redémarrez pas en trombe sans vérifier autour de vous (danger).
- N’essayez pas de redémarrer en 2ᵉ ou 3ᵉ vitesse.
- Ne regardez pas l’inspecteur, gardez les yeux sur la route.
Comment éviter l’oubli de rétrograder et le calage le jour J
Techniques de conduite à maîtriser absolument
- Perfectionnez votre point de patinage : Vous devez le sentir dans votre pied gauche (vibration subtile).
- Maîtrisez les démarrages en côte : Travaillez les deux méthodes (avec frein à main ou transfert rapide du pied droit).
- Enchaînez arrêt et redémarrage : Travaillez spécifiquement les situations de « stop-and-go » en ville.
- Anticipez les ralentissements : Regardez loin. Règle simple : < 40 km/h (3ᵉ), < 30 km/h (2ᵉ), < 20 km/h (1ʳᵉ).
Gestion du stress : la préparation mentale
Pratiquez la respiration contrôlée avant l’épreuve. Mettez en place une routine pré-examen rassurante. Demandez des examens blancs à votre auto-école et utilisez la visualisation positive la veille du jour J.
Rassurance : témoignages et erreurs courantes au permis
Vous n’êtes pas seul dans cette situation. Chaque année, des milliers de candidats obtiennent leur permis malgré un calage. L’inspecteur cherche des conducteurs sûrs, pas des pilotes parfaits.
Témoignage de Marion, 19 ans, permis obtenu en juin 2025 :
« J’ai calé deux fois pendant mon examen, dont une fois en plein rond-point. J’étais persuadée d’avoir raté. Mais j’ai gardé mon calme, j’ai redémarré proprement en vérifiant bien mes angles morts, et j’ai continué à conduire normalement. L’inspecteur m’a dit que j’avais très bien géré la situation et j’ai eu mon permis. »
Rappel des fautes vraiment graves (éliminatoires) :
- Refuser une priorité (droite ou piéton).
- Franchir une ligne blanche continue.
- Griller un feu rouge ou ne pas respecter un stop.
- Dépasser dangereusement ou rouler en excès de vitesse.
Important : Même si vous pensez avoir fait une grosse erreur, ne baissez jamais les bras. L’inspecteur peut pardonner un calage si le reste de votre conduite démontre votre compétence et votre sécurité.
Questions fréquentes
Est-ce que caler une fois au permis fait rater l’examen ?
Non, caler une seule fois ne fait pas échouer. C’est votre capacité à redémarrer calmement et en sécurité qui est évaluée.
Combien de fois peut-on caler avant que ce soit éliminatoire ?
Un ou deux calages bien gérés sont acceptables. Trois ou plus, ou un calage dans une zone très dangereuse, peuvent devenir éliminatoires.
Que faire concrètement si je cale devant l’examinateur ?
Freinez, repassez au point mort, redémarrez, et surtout, vérifiez vos angles morts avant de repartir doucement.
Est-ce grave d’oublier de rétrograder à un rond-point ?
C’est une hésitation mineure si elle est corrigée rapidement sans créer de danger ou de calage important.
Comment m’entraîner pour ne plus caler ?
Pratiquez les démarrages en côte et le point de patinage intensivement lors de vos dernières leçons.
Prêt à réussir votre permis ?
Ne laissez pas la peur de caler vous empêcher d’obtenir votre permis. Demandez une ou deux leçons ciblées sur la technique si besoin. Restez confiant, préparez-vous bien, et gardez votre calme quoi qu’il arrive. Bonne chance !

Mathis
Rédacteur en chef
Salut,
Je vous partage ici, sur ce blog, ma passion à travers différents tests et essais de matériels et d’équipements. Mon but ? Vous donner des avis honnêtes et sincères, basés sur mon utilisation réelle au quotidien. Pas de blabla marketing, juste mon retour d’expérience concret.
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